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Maitre de l'ouvrage : Bouygues immobilier | Situation : Site Bessières Paris 17 | SHON : 2950 m2
Coût : NC | Phase : concours perdu | Mission : Complète | Date 2015
 

Partenaires concours :

Franck Boutté Consultants
Bet Buchet
Topager
Fing
Anawa

Equipe agence

Dalong Meng

Pour la charette

Guillaume Beaumont
Mélanie Gelas

Présentation :

LE CONTEXTE ELARGI :

Le site de Pierrefitte, situé à l’angle des rues Gabriel et François Mitterrand est entouré d‘architectures de styles et d’échelles très différentes. L'habitat individuel se mélange aux « tours » et aux institutions publiques (faculté de Saint Denis, Archives, collège, jardin public).
 
A l’ouest, les petites ruelles bordées de maisons d’ouvrier en brique fabriquent un paysage urbain minéral et continu évoquant les architectures minières du nord.
Ces quelques passages singuliers relient la rue François Mitterrand à la nationale 1, axe urbain structurant sur lequel circule le tramway.

Au nord du terrain le tissu urbain est pavillonnaire Les constructions ne dépassent pas le R+1 et sont d’aspects hétérogènes.

Au sud et à l’est le site est entouré par un ensemble immobilier des années 70 récemment réhabilité dont les hauteurs varient de R+4 à  R+11.

L’une des qualités du lieu est l’ouverture visuelle qu’il propose sur le paysage lointain.

Vers l’est, dans l’axe de la rue Gabriel, la silhouette des archives nationales se profile majestueusement pour accompagner l’horizon d’une texture blanche à losanges. Ce bâtiment, mémoire de l’histoire de France est incroyablement présent et apaisant.

Vers le sud, la rue François Mitterrand propose une perspective ouverte accentuée par la pente et l’absence d’alignement du bâti.

LE CONTEXTE RESSERRE : LA CITE MARIE

Les lieux proposés à la réflexion architecturale sont au coeur de la "cité Marie", propriété de Paris Habitat.

Son architecture typique des années soixante  est composée de bâtiments hauts et étroits. Les percements des baies sont répétitifs. Les tailles d'appartement sont majoritairement des 3 et 4 pièces.
Les volumes sont simples, les espaces extérieurs reliant les halls d'entrée sont vastes et pour partie arborés.

Bien que la première impression de l'ensemble soit assez froide, l'atmosphère qui se dégage au fil des visites se révèle calme et résidentielle. La présence de la petite ceinture au sud amène une respiration agréable.

Une isolation par l’extérieur a été réalisée dans les années 90.
La chaufferie au gaz  est unique pour l'ensemble des appartements.
Quelques places de parkings sont réparties à ciel ouvert en cœur d'îlot et dans des boxes fermés côté rue du Docteur Brousse.

LA LIGNE DIRECTRICE COMMUNE AUX DEUX PROJETS DE LOGEMENTS COLLECTIFS :

Le projet architectural doit trouver sa cohérence à la rencontre de deux exigences fondamentales :

1 - répondre aux complexités contextuelles par l'innovation méthodologique et programmatique (voir les notices de Franck Boutté Consultant, Topager et CUADD) :

S'intégrer dans un cadre existant si singulier nécessite une attention qui dépasse la réalisation d'un immeuble unique et indépendant.
La démarche consiste à considérer l'intervention comme étendue à l'ensemble de l'îlot et à se poser une question simple : qu'est ce que le projet va apporter à l'existant? Quelles qualités d'usage complémentaires va-t-on amener qui pourront justifier une implantation à cet endroit précis ?

Plusieurs pistes seront envisagées pour répondre à cette question :
 
- surveiller les équilibres programmatiques : les parkings supprimés côté rue du Docteur Brousse pourront être récupérés boulevard Bessières.

- proposer des locaux aux  rez-de-chaussée qui puissent créer du lien social : les destinations définitives de ces espaces seront soumises à la concertation par CUADD.

            Deux hypothèses qui nous semblent pertinentes sont illustrées sur les planches graphiques :

            -  Cotés Bessières nous pourrions créer un "bar électrique", un lieu qui en plus d'offrir les services habituels d'un café parisien proposerait l'ensemble des systèmes de branchements possibles pour les appareils
            électriques ( vélos, trottinettes , solowhell, ordinateurs, tablettes, téléphones). La recharge s'effectuerait pendant le temps de restauration.
            Ce type de lieu nous paraît opportun pour répondre aux aspirations d'une population étudiante très présente dans le quartier.  Des boîtes "zen", lieu de détente ou de travail partagé  pourraient         être      aménagées sur le plancher recouvrant le local vélo innovant de l'immeuble (qui grâce à des rails fixés au sol ne nécessiterait que très peu de hauteur sous plafond).
            - Côté rue du Docteur Brousse nous pourrions proposer un lieu dédié à la musique. La musique comme élément fédérateur et partagé. Des studios de répétitions qui pourraient être gérés par un collectif local            et favoriser les rencontres.

- mettre en place sur les toits terrasses côté Bessières des jardins d'eau en cascades qui seront alimentés par un système mêlant différentes récupérations un apport via le réseau d'eau non potable. Ces "jardins d'eau" apporteront une réponse aux îlots de chaleur urbains en créant un micro climat à l'échelle de la parcelle. Ils seront également un élément de paysage inédit offert à la contemplation des voisins

- renforcer la douceur de ville en aménageant une petit placette rue du Docteur Brousse devant les studios de musique . La suppression de quelques places de stationnement libèrera la surface nécessaire à la réalisation d'un lieu urbain convivial. Un massif sera réalisé au pied du pignon pour assurer sa végétalisation le long de câbles tendus verticalement.

Un point sur la "solidarité énergétique" est développé dans la note de Franck Boutté Consultants qui propose par une mutualisation de certains équipements de faire progresser les performances de l'ensemble des constructions existantes.

2- inventer des logements "durables" au sens de l'usage. Donner la possibilité aux occupants par la souplesse et la taille des typologies de rester longtemps dans un lieu évoluant au fil du temps. Les appartements recherchent tous les meilleures lumières naturelles, les plus grandes perspectives intérieures pour offrir le plus de bien être possible au quotidien.
La cohésion sociale commence au sein de l'habitat : habiter bien c'est bien être au monde.

 

LE BOULEVARD BESSIERES :

Synthèse du programme proposé :

12 logements composés de  1T2 - 2T3 -9 T5
33 places de parkings dont 3 commandées sur deux niveaux de sous-sol
1350 m² de surface de plancher
Hauteur = R+6

PARTI PRIS ARCHITECTURAL :

Le projet du Boulevard Bessières apporte une réponse sculpturale et manifeste, en résonance avec l'échelle horizontale et monumentale du site. Ce bâtiment cherche à  ré inventer la rue suspendue en proposant une distribution des logements directement depuis l'extérieur.
Il y a une mise en parallèle des espaces collectifs de l'immeuble avec les espaces publics de la ville (marcher sur une rue suspendue parallèle au boulevard), et une recherche de continuité du sol urbain qui par successions de seuils se privatise par séquences  (rejoindre le hall par une rampe qui longe le trottoir en contre pente).

Les logements sont grands et superposés de manière inédite. L’invention de la typologie est venue de la coupe qui propose de résoudre la problématique de l’alignement sur le boulevard.
Les bâtiments de part et d’autre du terrain à construire ont une différence de nu de 3 m. Le projet propose de jouer avec les deux plans pour fabriquer un creux sur deux niveaux qui se positionne dans la continuité des logements de la cité Marie.
Ce parti pris  permet de  ré inventer la coursive qui n’est plus simplement un « couloir de distribution », mais un espace de vie, de partage comme peut l’être un trottoir de village.
La double hauteur permet d’assurer une ampleur à cet espace collectif qui répond à la dimension étendue du site et garantie un apport constant de lumière naturelle.

Les appartements sont tous traversants , évolutifs et en duplex :

  • Le duplex fait écho à la maison, à l’atelier d’artiste qui jalonne les maréchaux.
  • L’évolutivité est travaillée principalement autour de deux espaces :
    •  L’entrée au niveau bas : afin de préserver l’intimité du fonctionnement familial  les pièces de jour ne sont pas orientées directement sur la rue intérieure, c’est une grande chambre accessible aux personnes à mobilité réduite qui jouxte l’entrée principale et possède son propre accès depuis la rue suspendue. Ce plan permet d’imaginer plusieurs scénarios de vie. Soit cette chambre est une « suite parentale » classique, soit elle accueille un membre de la famille plus âgé qui peut avoir besoin d’une certaine autonomie tout en cohabitant. Cette situation pourrait ouvrir un type de financement partagé entre les générations (facilitant l’accession à la propriété des jeunes parents par exemple). Cet espace pourrait également être destiné à un jeune adulte en transition préparant son départ du foyer familial.
    • La pièce en contiguïté du palier au niveau haut : ce lieu pourra servir de chambre ou de bureau selon les besoins. En position décloisonnée elle assurera une continuité des lumières entre les deux façades
  • Sur ce site les logements traversants sont particulièrement pertinents car non seulement  ils relient les lumières du nord et du sud, mais aussi les vues sur des paysages très contrastés. Habiter cet immeuble permettra de concilier  « côté ville et côté cour ».

Implantation et PLU :

Les facteurs principaux de complexité sont les suivants :

  1. la hauteur de l’immeuble à R+8 qui s’implante au sud devant le site et cache la lumière solaire une partie de la journée
  2. le « pignon » de l’immeuble sur rue qui est percé de nombreuses fenêtres constituant des vues principales (commençant depuis le R+1)
  3. La chaufferie en sous sol sur laquelle on ne peut pas construire
  4. la géométrie en biais du pignon de l'immeuble hausmannien à l'ouest
  5. choix du périmètre constructible
  6. zone de mise en valeur du végétal

 

Les réponses sont les suivantes :

  1. L’espace partagé entre l’immeuble existant et la future construction aura le statut de cour commune. Cette disposition permet de générer une capacité de gabarit commençant à 4 m depuis le niveau habité le plus bas et ayant une pente de 1 pour 1 (voir coupe). Dans sa partie basse, le projet en réponse aux 3 mètres de retrait sur le boulevard évoqués plus haut vient s’avancer de 3 mètres vers le sud. Ce décalage ouvre la possibilité de chercher des vues et des lumières au sud ouest en créant des fonds de logement en biais. L’intention est de minimiser l’impact des vues directes entre voisins en rompant avec la frontalité du vis-à-vis. Les pans en biais seront en partie végétalisés apportant un agrément visuel aux habitants des appartements existants (système de végétalisation mis au point par un partenariat entre Topager et Terréal).
  2. La limite de gabarit dictée par le pignon est calculée avec une hauteur de 3 m depuis le premier étage et une pente de 1 pour1. Le projet s’implante au plus proche à 6 m de la façade existante. L’empilement des « maisons en duplex » permet des retraits importants tous les deux niveaux ? Cette « cascade monumentale » des volumes sera le support naturel des jardins d'eau proposés avec Topager pour lutter contre les îlots de chaleur urbain.
  3. L’espace au sol libéré par la chaufferie deviendra un « passage parisien » réinventé. Il constituera une petite placette entourée du local d’activité restructuré au pied de l’immeuble de Paris Habitat et du programme de la nouvelle construction généreusement vitrée. Ce passage sera aussi une nouvelle porte d’accès à la cité et au nouvel immeuble.
  4. le projet créera un "joint creux" urbain en détachant les volumes bâtis du pignon laissant filtrer en contre jour le soleil du sud.  Les paliers de desserte des logements seront proposés comme des espaces ouverts, offrant des vues variées sur les différents horizons. L'ascenseur s'appuiera sur le pignon permettant de dégager un vide de 2 mètres devant les jours de souffrance.
  5. le périmètre proposé pour l'opération suit celui de l'actuel sous-sol ( hors local chaufferie ) . Le projet reprendra l'emprise pour recréer 2 niveaux de parkings comptabilisant 33 places dont 3 commandées.
  6. l'angle sud-est du sous-sol sera arrondi pour assurer la mise ne place d'une fosse accueillant un arbre en pleine terre. L'épaisseur de terre végétale sur la dalle du parking sera suffisante pour le développement des essences choisies. Les jardins d'eau seront également plantés d'espèces spécifiques (roseaux, iris des marais, grande salicaire). Le cumul des superficies plantées est d'environ 400 m² pour une nécessité règlementaire de 140 m² ( 50% de la surface S du terrain situé au delà de la bande Z + 10% (zone de mise en valeur du végétale)

 

Choix constructifs et matériaux  :

L'environnement bâti autour de la cité Marie est hétérogène. Les contrastes dimensionnels et stylistiques sont forts.  La petite venelle ancienne avec ses quelques maisons parisiennes à R+1 côtoie d'un côté les immeubles années 60 à R+8 et de l'autre des constructions de type haussmannien.

Pour répondre à cette diversité le projet sera en béton brut lasuré et matricé. L'objectif est de créer un objet solide, noble et minéral qui devienne un repère à la fois stable et sensible.
La structure du bâtiment sera en béton propice à la mise en œuvre des porte-à-faux.
Les parois vitrées seront réalisées en aluminium.
L'isolation se fera par l'intérieur.

L'immeuble sera classé en 3ème famille A.
Il sera doté d'une gestion de l'eau intelligente expliquée plus en détail dans la notice de Topager.

 

 

Performance environnementale  :

 

Les point forts de l'immeuble seront la présence des jardins d'eau en cascade qui lutteront contre les îlots de chaleur. Le parti pris environnemental est expliqué dans la note de Franck Boutté Consultants dont voici un extrait :

 

"Plutôt que de réaliser deux opérations Plan climat ou BEPOS (Cep < 50 kWh/m².an) au cœur d’un îlot constitué de différentes typologies toutes plus ou moins situées autour de (Cep > 200 kWh/m².an), nous proposons une opération qui améliore globalement les performances de l’ilot tout en proposant des performances propres très performantes. Il s’agit de mettre en place une relation où chacun s’y retrouve et où tout le monde y gagne globalement. Par exemple les toitures des immeubles du projet sont partiellement ombragées par les bâtiments existants ; il vaut mieux les positionner sur les toits des immeubles existants, l’énergie produite est supérieure, le gain augmenté est partagé dans le réseau local"

 

 

LA RUE DU DOCTEUR BROUSSE :

Synthèse du programme proposé :

19 logements composés de 6 T2 - 7 T3 - 4 T4 - 2 T5
1600 m² de surface de plancher
Hauteur = R+6

PARTI PRIS ARCHITECTURAL :

Le projet de la rue du Docteur Brousse apporte une réponse manifestement complice, en proposant un édifice  qui tisse des liens charnels étroits avec l'environnement bâti existant.

L'échelle de la rue est  "résidentielle" contrastant avec la largeur du boulevard Bessières. Les constructions faisant directement face au site sont à R+6 et constituent un tissu continu plus homogène.

Le terrain proposé pour le projet est actuellement occupé par une série de boxes fermés.  Il est  bordé sur sa limite nord par deux pignons aveugles percés de quelques jours de souffrance. Le trottoir qui suit la clôture de la cité Marie dessine un espace résiduel en chicane assez peu accueillant.

Le projet est constitué de deux volumes qui viennent s'adosser le long des murs pignons existants. L'objectif est de travailler l'îlot dans sa profondeur, de mettre en perspective le coeur de la parcelle.

Le vide entre les deux corps bâtis accueille les distributions verticales et un jardin suspendu sur le toit terrasse du rez-de-chaussée.
Des plantations verticales sur câbles seront accrochées aux nez de dalle.
Cet écrin végétal offrira aux regards des riverains un paysage intérieur apaisant. 

Les appartements proposés sont tous traversants.  Leur mode de distribution par des passerelles extérieures fait écho à la "maison" dans laquelle on entre directement du dehors au dedans.

Les typologies sont orientées est-ouest pour :

- profiter des meilleurs ensoleillements possibles,
- limiter la frontalité du vis à vis avec la cité Marie en positionnant l'axe des vues principales parallèlement à sa façade.
- offrir aux logements les plus longues perspectives possibles
- partager le paysage de la cité.

Dans ce bâtiment dont le dialogue avec la ville est plus imbriqué, les typologies sont majoritairement sur un seul niveau.

Implantation et PLU :

Les facteurs principaux de complexité sont les suivants :

  1. choix du périmètre constructible
  2. zone de mise en valeur du végétal

 

Les réponses sont les suivantes :

 

  1. Au sud, la présence monolithique du bâtiment de la cité Marie est contraignante. Il est bordé d’une voirie de desserte pour les  parkings et les pompiers . Les deux petites élévations des volumes du projet viennent s’implanter à 10.5 m de la façade du bâtiment existant. La mise en place d’une cour commune est proposée pour permettre une grande capacité spatiale. Sur la rue, le bâtiment respecte  l’alignement dicté par l’article UG 6 et le gabarit de l’article UG.10. 
    Au nord il vient s’adosser aux murs pignons lorsque cela est possible. Un recul de 2 mètres est mis en place devant les jours de souffrance. Afin de donner une épaisseur urbaine au projet, l’implantation du bâti dépasse celle suggérée par les schémas de la fiche de lot. Ce parti pris permet de travailler la perspective dans la profondeur de l’îlot et  de construire des surfaces complémentaires. L’accès au nouvel immeuble pourra être indépendant des entrées de la Cité Marie. Les locaux poubelles et vélos seront directement accessibles depuis la rue
  2. Le cumul des superficies plantées est d'environ 200 m² pour une nécessité règlementaire de 170 m² ( 50% de la surface S du terrain situé au delà de la bande Z + 10% (zone de mise en valeur du végétale). La construction n'étant pas bâti sur un sous-sol, la plantation en pleine terre sera possible sur une grande partie du rez-de-chaussée.

 

Choix constructifs et matériaux  :

La construction résonne avec celle du boulevard Bessières en reprenant le béton lasuré et matricé sur une partie de volumétrie. L'objectif  recherché est de fabriquer un bâtiment d'angle solide et noble qui marque et mette en valeur l'entrée de l'îlot.
Les autres façades seront réalisées en bois. Afin de limiter les temps et les nuisances de chantier, elles pourront être préfabriquées en modules.  
Les garde corps des balcons seront construits en bois à claire voie. Afin de ménager des zones plus intimes et protégées du soleil, certains profilés seront filants d'un étage à l'autre générant un premier plan visuel léger et mystérieux.

L'immeuble sera classé en 3ème famille B.

Performance environnementale  :

Les point forts de l'immeuble seront la présence végétale mise au coeur du dispositif architecturale. Le parti pris environnemental est expliqué dans la note de Franck Boutté Consultants.

 

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